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19èmes Rencontres Cinéma de Manosque
Joseph Morder

 

   
Joseph Morder

Né le 5 octobre 1949 à Trinidad , Joseph Morder passe la plus grande partie de son enfance à Guayaquil en Equateur, avant de débarquer à Paris à l’âge de douze ans. En 1967, il débute son Journal filmé, qu’il poursuit aujourd’hui. Depuis 1970, il a réalisé plus de 800 films en tous genres et de tous formats, dont les plus nombreux en Super 8. Journalisme et enseignement de cinéma (Paris I, Femis…) font également partie de ses activités.
El Cantor est son premier long métrage en 35mm tourné pour le cinéma


Toute une vie en Super 8

Il y a des cadeaux d’anniversaire qui marquent une vie. Ce fut le cas pour Joseph Morder, qui reçut de sa mère une caméra Super 8 pour ses dix-huit ans. A partir de ce jour, il commence à filmer les événements de sa vie, ses rencontres, ses émotions… Ainsi naît son Journal, une entreprise d’une ampleur extravagante, dont des extraits prennent la forme de films aboutis et autonomes.
A la question : Pourquoi filmez-vous ? il répond : Je filme pour savoir pourquoi je filme. Si je pouvais répondre à votre question, je m’arrêterais aussitôt de filmer. J’irais dans le désert faire la contrebande de sel, vendre des fusils, compter les mouches sur mon corps en décomposition… Je filme parce que je suis un voleur d’images.
Avec cet esprit flibustier, Joseph Morder expérimente un cinéma total, au-delà des genres, fasciné qu’il est par les résultats aléatoires de la pellicule Kodachrome, de la vitesse de défilement de la bobine, de la lumière… qui deviennent autant d’éléments constitutifs de ses films.
Mais Joseph Morder, filmeur, amateur, autobiographe, curieux de tout, fasciné par ses souvenirs d’enfance en Équateur, devenu le pays fabuleux de sa mémoire et de ses fantasmes, rêve d’un cinéma hollywoodien, celui des débuts, celui d’une aventure à inventer chaque jour, en artisan. Ce qui l’a mené vers des films plus traditionnels, dans lesquels il donne de la consistance à ce qui le travaille, exploitant son rapport singulier à l’intime, à l’humour et aux émotions les plus profondes.

Toutes qualités investies dans El Cantor, présenté en avant-première.

Filmographie sélective :

Le Droit à la paresse ou la machine à écrire des Morlocks (1971) ; Avrum et Cipojra (1973) ; L’Eté madrilène (1978) ; My Mother was a Star ; Les Sorties de Charlerine Dupas (1979) ; Le Mariage de Joseph (1980) ; La Maison de Pologne (1983) ; Mémoires d’un Juif tropical (1986) ; Romamor (1991) ; Carlota (1992) ; Voyage à Rouen (1995) ; La Plage (1997) ; Mes sept Mères (1998) ; La Gare de… (1999) ; Assoud le Buffle (2001) ; Those Ladies Who Were Smoking Cigarettes in the Fifties (2003) ; El Cantor (2005).

 
 
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